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	<title>Ateliers sur la mémoire</title>
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		<title>Apprendre par cœur ou par ordinateur ?</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jun 2011 15:35:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La question d’éliminer ou non le par cœur dans l’enseignement est tendancieuse parce que, pour apprendre, il faut nécessairement se rappeler une série d’informations. L’être humain  apprend toujours en enregistrant plusieurs fois une information de façon à la comparer et à la classer, pour éventuellement la réactualiser et la transmettre à d’autres êtres humains. C’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La question d’éliminer ou non le par cœur dans l’enseignement est tendancieuse parce que, pour apprendre, il faut nécessairement se rappeler une série d’informations. L’être humain  apprend toujours en enregistrant plusieurs fois une information de façon à la comparer et à la classer, pour éventuellement la réactualiser et la transmettre à d’autres êtres humains. C’est un processus qui demande de connaître et de reconnaître, ce qui se rapproche énormément d’une pratique de «par cœur».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Apprendre est un exercice de concentration et de construction mentale où notre curiosité intellectuelle et notre motivation nous poussent à acquérir des connaissances. Cet exercice active plusieurs parties de notre cerveau et nous met en mode réceptivité. Apprendre, c’est d’abord et avant tout augmenter sa faculté de rétention de l’information à des fins personnelles. Car on apprend d’abord pour soi, pour satisfaire ce besoin légitime d’être plus intelligent et aussi pour participer au développement de notre communauté. Mais, ce qui importe avant tout est de reconnaître l’existence de cette fantastique faculté d’apprendre. Dans un monde où l’on veut humaniser les robots et robotiser les humains, il est étrange de ne pas voir dans l’action d’apprendre un démarche beaucoup plus riche que celle de mémoriser des données ou celle de ne «garder en mémoire» que des informations utiles dans l’immédiat.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Que l’on se rappelle ces fameux salons du 18<sup>e</sup> siècle où l’on valorisait les gens savants et leurs talents oratoires à travers des jeux d’esprit et des échanges de connaissances de toutes sortes. Apprendre par cœur des poèmes, des histoires et même des problèmes mathématiques pour en partager les solutions figurait comme une activité très enrichissante socialement. Maintenant, il faut se divertir et laisser l’ordinateur être le maître de notre mémoire et souvent même de nos choix. L’exercice n’est plus de valoriser nos systèmes de pensée mais plutôt de mémoriser des codes et des interfaces, lesquels nous permettent de transférer l’information… d’une machine à une autre.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Il faut regarder les enfants en bas âge fiers d’avoir appris une petite chanson ou encore   d’avoir réussi à lacer leurs souliers du premier coup. Tous les enfants sans exception se font un plaisir d’apprendre par cœur les mots comme les étapes de différents apprentissages. Ceux qui rejettent le <em>par cœur</em> n’ont pas une vision d’ensemble de leur propre développement mnémonique et souvent s’engouffrent dans un monde de «mémoire de machine» qui, paradoxalement, leur fait perdre leur propre mémoire et même la vision d’ensemble de leur méthode d’apprentissage. L’action d’apprendre, qu’elle soit d’ordre physique ou intellectuel, oblige à mémoriser non seulement l’information mais également à évaluer plusieurs autres informations du même genre.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Aucune machine, même hyperperfectionnée, ne possède la faculté de réfléchir. Elles ont, tout au plus, une série d’options. Nous sommes fascinés par cette mémoire de machine qui peut, à la demande, nous donner accès à toutes ces possibilités d’information, nous évitant du coup de la mémoriser. Pourtant, l’exercice de remémorisation pour les humains se situe à des niveaux supérieurs. La machine ne sait pas pourquoi elle a enregistré toutes ces informations et ne peut pas conséquemment connaître qu’elles en sont les multiples finalités. Trop d’adultes sont déjà habitués à délaisser leur mémoire personnelle au profit d’une machine, et ce, en oubliant que les efforts de mémorisation amènent une plus grande capacité à faire des liens d’une façon abstraite et donc de faire du sens.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Apprendre par cœur, c’est mettre du cœur dans son apprentissage et avoir l’intention de dépasser le «chien savant» qui imite sans comprendre. Apprendre par cœur, c’est vouloir transcender son propre savoir pour évoluer. Apprendre par cœur, c’est enrichir la mémoire de notre humanité en découvrant à quel point notre environnement immédiat bénéfie de nos efforts de concentration.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Alors, pourquoi déléguer toutes ces fabuleuses possibilités humaines à des machines quand celles-ci n’ont même pas conscience de la confiance que nous leur donnons ?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Michel Delage</p>
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		<title>Un processus de transformation dévoilé par la couleur</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Apr 2011 13:30:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Le choix des couleurs de nos vêtements permet-il de révéler un processus de transformation à l’intérieur de nous à l’exemple de la couleur verte des feuilles lors du cycle de la photosynthèse ? Se pourrait-il que nous utilisions aussi la couleur pour afficher les modulations de nos traits de personnalité au quotidien ? La couleur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le choix des couleurs de nos vêtements permet-il de révéler un processus de transformation à l’intérieur de nous à l’exemple de la couleur verte des feuilles lors du cycle de la photosynthèse ? Se pourrait-il que nous utilisions aussi la couleur pour afficher les modulations de nos traits de personnalité au quotidien ?</p>
<p style="text-align: justify;">La couleur des plantes révèle une transformation physique à l’intérieur d’un processus d’absorption de la lumière. Les feuilles, en captant une onde visible (un rouge tirant vers le magenta), rejette la couleur opposée, soit la couleur verte. Ce cycle de la photosynthèse entraîne la construction de chaînes carbonées (des molécules d’hydrogène et de carbone) qui créent les capteurs solaires que sont les feuilles. D’une saison à l’autre, ce cycle est souvent ralenti, voire stoppé à cause des multiples changements de température. Les feuilles deviendront jaunes, rouges, orange ou brunes, transposant le processus de transformation en différentes couleurs. De là, l’idée de faire un parallèle avec la couleur de nos vêtements et les «saisons» de nos humeurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous les humains, indépendamment de leur culture, utilisent les ondes visibles comme des correspondances symboliques pour communiquer leurs humeurs, leurs états d’être et préciser leurs traits de personnalité. De même, certains accessoires (fleurs, bijoux, plumes, etc.) servent à enrichir la qualité de la communication. Ces correspondances réduisent en une expression plus simple des états psychologiques forts complexes, dont la tenue vestimentaire affichera les fréquences les plus significatives. La couleur de nos vêtements  n’est plus alors seulement une onde visible du spectre électromagnétique, mais un langage commun pouvant signaler le début comme la fin de subtiles transformations.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Test de la personnalité et couleurs</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Partant du principe connu que le rouge stimule notre système nerveux et accélère notre rythme cardiaque et qu’à l’opposé le bleu diminue nos tensions en prenant le rôle de calmant, il serait raisonnable de dire que les autres couleurs peuvent également indiquer des états physiologiques et même psychologiques. C’est à partir de cette prémisse que le psychologue * Max Lüscher a inventé un test utilisant 8 cartons colorés pour déceler les traits de la personnalité mais aussi pour découvrir l’influence de la couleur sur la psyché. Le test est d’autant plus intéressant qu’il confirme le principe que les êtres humains, à l’exemple des plantes, absorbent la lumière pour ensuite projeter (rejeter) certaines fréquences colorées liées à des transformations subtiles. L’utilisateur du test, en faisant l’exercice de mettre ces 8 couleurs par ordre d’importance, met automatiquement en opposition deux couleurs (la plus et la moins attirante), les 6 autres deviennent les fréquences intermédiaires (les variations entre ces deux pôles). En considérant qu’il faut bien connaître la logique du système pour analyser les choix, ce test démontre que nous projetons sur les couleurs la subtilité de notre monde intérieur, que ce soit notre état de santé mentale ou les variations de nos humeurs quotidiennes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les couleurs de notre tenue vestimentaire peuvent symboliser, d’une façon non linéaire, plusieurs dimensions de notre personne. Les couleurs participent inévitablement au développement de notre structure psychique en devenant des correspondances symboliques pour communiquer.</p>
<p style="text-align: justify;">Afficher ses couleurs, c’est une façon de faire une sorte d’arrêt sur image et de réfléchir sur la fréquence colorée qui nous représente.</p>
<p style="text-align: justify;">* <strong>Max Lüsher</strong> est un psychologue et philosophe suisse née le 9 septembre 1923 considéré comme le père de la psychologie des couleurs</p>
<p>Michel Delage</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Le dualisme en question</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Mar 2011 23:37:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Diviser la réalité en deux parties égales qu’elles soient noires ou blanches, bonnes ou mauvaises, chaudes ou froides devient presque un réflexe conditionné de notre façon de penser. Même la science possède cette grille dualiste où la matière s’oppose à l’antimatière, le Big Bang, considéré comme le temps zéro de l’univers sidéral, au Big Crunch [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Diviser la réalité en deux parties égales qu’elles soient noires ou blanches, bonnes ou mauvaises, chaudes ou froides devient presque un réflexe conditionné de notre façon de penser. Même la science possède cette grille dualiste où la matière s’oppose à l’antimatière, le Big Bang, considéré comme le temps zéro de l’univers sidéral, au Big Crunch figurant comme la fin «explosive» de celui-ci. Mais, si on y regarde de près, ce dualisme fondamental, cette supersymétrie, cette polarité élémentaire qui divisent toutes les composantes connues et même inconnues n’est pas vraiment un principe invariant de la nature.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Il est vrai qu’il est possible de regarder la réalité et d’y retrouver des oppositions ou, du moins , d’y reconnaître des polarités, lesquelles seraient à la base de plusieurs développements dans des ordres de grandeur très variés. Mais ces suites d’oppositions ne sont qu’une illusion, car le fondement même de ces multiples polarités dans des échelles de grandeur variant de 10<sup>-44</sup> (le mur de Planck*) jusqu’à 10<sup>40 </sup>(l’univers sidéral) est de se développer. Rien n’est fixe, rien ne peut rester <em>ad vitam aeternam</em> dans un rôle d’opposition à quelque chose d’autre. Toute forme de dualité se transformera, un jour ou l’autre, pour devenir une sorte de mouvement continu, capable d’entrer en interraction avec d’autres mouvements, et ainsi à l’infini.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Par exemple, voir l’eau comme l’opposé du feu relève du domaine de la croyance. De valeurs dites «opposées», l’eau et le feu deviennent totalement complémentaires dans des ordres de grandeur différents, car ils ont un puissant dénominateur commun : l’hydrogène. En effet, la molécule d’eau, constituée à 66 % d’hydrogène, peut se comparer à notre soleil, alimenté par les atomes d’hydrogène de l’espace à hauteur de 90<em>%</em>. L’un est émetteur (le soleil) alors que l’autre (l’eau) est récepteur. La molécule d’eau peut rediffuser les émissions solaires en une variation d’ondes calorifiques à travers ses trois phases (glace, liquide et vapeur). Même si ce transfert de l’extrême chaleur à la glace présente l’apparence d’une polarité quand nous les mettons sur le même plan, les phases de transformation de l’eau nous démontrent la création de cycle qui ne sont pas en opposition avec ceux du soleil. L’eau et le feu n’engendrent non pas un dualisme fondamental mais plutôt un transfert d’énergie dans un changement d’échelle.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">De la même façon, nous pouvons continuer à séparer intellectuellement le macrocosme du microcosme sans jamais considérer que les étoiles, des soleils sont le foyer d’un rassemblement de minuscules particules atomiques et le creuset d’une fantastique transformation de matière atteignant des millions de degrés de chaleur dans un environnement sidéral de -50 centigrade en moyenne. Notre conception d’une chaleur opposée au froid doit donc évoluer, car le soleil se nourrit des hydrogènes galactiques hyperfroid comme combustible.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Cette manie de voir la division de la nature dans toutes ses manifestations est d’autant plus agaçante que nous parlons encore de la division de la cellule en biologie alors qu’en fait elle se multiplie. L’action de diviser la cellule serait la décomposer en parties pour établir ses constituants essentiels. Mais quand la cellule se dédouble et amorce un processus de réplication, il y a nécessairement multiplication. Car, si à partir d’une cellule, nous en obtenons deux, quatre puis une multitude, il est normal d’y voir un développement exponentiel et non une division. Le terme persiste pour nous laisser croire que tout est séparé, morcelé, divisé, atomisé.  La croissance, qu’elle soit de type biologique ou stellaire, engendre une série de complémentarités et d’associations ayant le rôle de réunir et de recomposer la matière pour continuer différents développements. Si la nature des choses était aussi divisée, il n’y aurait pas autant de possibilités de manifestation. La vie, telle qu’on peut se l’imaginer, est une superposition d’associations dans des échelles de grandeur passant de l’infiniment petit à l’infiniment grand et rien dans ses multiples associations ne laisse croire à une division quelconque. Au contraire, tout est récupéré au quark** près, et, si division il y a, c’est dans notre façon de nous détacher abstraitement de cette fabuleuse machine à refaire l’unité qu’est la nature.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Quelle serait la finalité d’un principe où le développement serait automatiquement associé à une division quelconque ? Est-ce qu’un papillon qui sort de sa chrysalide explose ? Est-ce que le virus, pour se reproduire, doit tuer la cellule qu’il investit ? Est-ce qu’un femme qui met au monde un enfant se divise d’elle-même ?</p>
<p style="text-align: justify;">* Le <strong>Mur de Planck</strong> (du nom du physicien Max Planck) désigne la période de l’univers où ce dernier avait un âge de l’ordre du temps de Planck, à savoir environ 10-44 secondes</p>
<p style="text-align: justify;">** Les <strong>quarks</strong> sont des fermions que la théorie du modèle standard décrit, en compagnie de la famille des leptons, comme les constituants élémentaires de la matière</p>
<p>Michel Delage</p>
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		<title>Le milieu incident de l&#8217;apprentissage</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Feb 2011 19:09:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un apprentissage, il faut intégrer, d’une façon intellectuelle, plusieurs composantes dans un espace / temps déterminé. Nous parlons de transfert et d’organisation de l’information, mais il s’agit au final d’acquérir des connaissances et un savoir. Comment se représenter mentalement ce processus complexe d’apprentissage ? Par exemple, en utilisant la métaphore de la diffraction de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans un apprentissage, il faut intégrer, d’une façon intellectuelle, plusieurs composantes dans un espace / temps déterminé. Nous parlons de transfert et d’organisation de l’information, mais il s’agit au final d’acquérir des connaissances et un savoir. Comment se représenter mentalement ce processus complexe d’apprentissage ? Par exemple, en utilisant la métaphore de la diffraction de la lumière blanche en couleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la section <em>libre opinion</em> de LA PRESSE du 21 février en 1992, Lucien Bonnet fait remarquer que Newton n’avait pas considéré, lors de son expérience sur la diffraction de la lumière blanche en 1665, que son rayon lumineux passait à travers un milieu sombre (une boîte noire) pour ensuite traverser un prisme afin d’être décomposé ou réfracté en différentes couleurs. Le savant anglais n’avait pas remarqué que la lumière blanche, une fois entrée dans son milieu sombre, n’était plus blanche mais grise. «Ainsi donc, écrit-il, nous constatons que la «gamme continue» de couleurs telle que nous la connaissons, constitue la décomposition non pas de la lumière blanche mais d’un mélange de lumière blanche et d’obscurité, c’est-à-dire d’un gris».</p>
<p style="text-align: justify;">Ce commentaire d’un lecteur me pousse à faire une analogie dans laquelle la «lumière blanche» représente la chose à apprendre et la boîte noire, le milieu incident qui réunit toutes les composantes d’un apprentissage dans un espace / temps prédéterminé. Ce milieu incident de l’apprentissage, dans la réalité, n’est pas nécessairement sombre et fermé, mais a la particularité de contenir des composantes en interraction dans un espace physique qui encadre l’exercice intellectuel. Plus précisément, cette «lumière blanche» devenue grise doit traverser un prisme et se retransformer en une gamme de couleurs continue. Le milieu réfringeant (le prisme) à l’intérieur du milieu incident (la boîte) symbolise l’apprenant et son effort intellectuel pour organiser les différents transferts d’information. Cette analogie avec la source lumineuse influencée par le milieu incident peut aider à visualiser certaines étapes clés pour retenir un enseignement.</p>
<p style="text-align: justify;">Visualiser un processus d’apprentissage oblige de tenir compte de ce fameux milieu incident (la boîte noire) qui transforme dès le départ l’action d’apprendre. On parle d’ambiance, de lieu physique, d’interaction avec des collègues, de contact personnel avec l’enseignant, d’état d’esprit et même de la combinaison de tous ces éléments à la fois.</p>
<p style="text-align: justify;">Faites vous-mêmes l’expérience de lire dans différents endroits pendant des périodes plus ou moins longues avec des personnes autour de vous pour réaliser que le milieu incident influence la qualité de votre concentration. Le milieu de l’apprentissage en est donc une composante importante.  Plus nous sommes soucieux de la qualité de ce milieu incident, plus notre apprentissage sera une expérience réussie. Dans l’exemple de Newton, si la lumière blanche doit absolument traverser une chambre obscure pour dévoiler la gamme continue de couleurs, c’est que l’on présuppose que le milieu incident doit être une espace contraire à  la source lumineuse. Dans un apprentissage, le milieu incident n’a pas à s’opposer à l’enseignement, mais plustôt à être complémentaire. Certains apprentissages demandent un cadre physique déterminé (une école, une classe, une chambre), d’autres, un espace imaginaire dont une photo, un film ou un dessin peuvent devenir le rappel. Certains disposent la photo de leur enfant sur leur bureau de travail sans doute parce que c’est une composante essentielle de leur milieu incident. D’autres préférent sentir la présence humaine autour d’eux quand ils font un travail intellectuel parce que le milieu, «réchauffé» par la présence humaine, procure ainsi une ambiance plus agréable que la froideur de la solitude.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, on peut dire que le milieu incident de notre apprentissage aide au transfert, voire à la réalisation de cette «gamme continue de couleurs» que l’on peut appeler  la connaissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Michel Delage</p>
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		<title>Les trous noirs :  une source d’inspiration</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Jan 2011 01:30:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets]]></category>

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		<description><![CDATA[Si les trous noirs sont des événements célestes pouvant être considérés comme les créateurs du monde 1 et que l’eau de notre planète figure comme l’origine de la vie, ne pourrait-on pas établir un lien entre ces deux phénomènes d’ordre de grandeur diamétralement opposé ? Dans notre monde terrestre, le culte de la source sacrée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Si les trous noirs sont des événements célestes pouvant être considérés comme les créateurs du monde <sup>1</sup> et que l’eau de notre planète figure comme l’origine de la vie, ne pourrait-on pas établir un lien entre ces deux phénomènes d’ordre de grandeur diamétralement opposé ?</p>
<p style="text-align: justify;">Dans notre monde terrestre, le culte de la source sacrée pure et génératrice de vie, logée au cœur même de la matière vivante, nous fait toujours penser au côté rare et précieux de l’essence même de notre biodiversité. Les trous noirs pourraient-ils avoir le même statut de source génératrice de «vie» stellaire  ? Pour que ces deux phénomènes puissent se comparer, il faut qu’ils possèdent au moins un dénominateur commun. Les ondes calorifiques pourraient bien être ce lien. Constituée à 71% d’eau, notre planète possède seulement 1% d’eau douce, sans compter les pôles glacés. L’eau, en tant que molécule microscopique, se manifeste aussi dans un ordre de grandeur mésoscopique (la planète) et, grâce à ses phases (gazeuse, liquide et solide), transfère son potentiel de température en différentes masses thermiques (océan, nuage, calotte glacière). Celles-ci créent des atmosphères capables de soutenir la biodiversité en maintenant des températures idéales pour les plantes, les animaux, les hommes, etc. Les trous noirs, quant à eux, sont logés au cœur des soleils et au centre des galaxies avec le rôle de comprimer, de transformer et de régulariser le monde stellaire. Le cycle des trous noirs, contrairement à celui de l’eau, va du mésoscopique au macroscopique jusqu’à l’incommensurable. Les trous noirs supermassifs, au centre même des galaxies, ont le rôle d’absorber des chaleurs dépassant le million de degrés dans un univers proche du zéro absolu pour former un milieu incubateur cosmique capable de réunir des systèmes solaires dans une sorte d’atmosphère propice à l’émergence de différents événements astronomiques.Comme les trous noirs absorbent des soleils constitués à 90% d’hydrogène et que la molécule d’eau possède 66% d’atomes d’hydrogène, on pourrait dire que ces «milieux absorbants hydrogénés» adoptent des comportements similaires quant à leur développement magnétique lié aux ondes calorifiques. Par exemple, l’espace sidéral est en expansion dès lors que la température chute à des niveaux records (de -50 à -270 Kelvin) et se comprime quand la température monte aux abords des étoiles. L’eau de notre planète a elle aussi cette propriété d’être un volume en expansion dans le froid (la glace) et en contraction <sup>2</sup> dans la chaleur (la vapeur d’eau). Parmi tous les types de molécules découvertes jusqu&#8217;à présent, seule la molécule H2O possède ce comportement lors de modifications de température. Donc, l’eau a la possibilité de transférer son potentiel de température pour créer des espaces de vie et ainsi devenir un milieu incubateur à l’exemple des trous noirs qui compriment un soleil très chaud dans un espace excessivement froid et dense et deviennent ainsi un axe de développement magnétique.</p>
<p style="text-align: justify;">L’eau de notre planète et les trous noirs ont aussi tous deux cette capacité d’être à la fois  contenant et contenu. En effet, l’eau participe à la formation d’une atmosphère considérée comme une masse thermique indépendante ayant ses propres règles de fonctionnement. Cette masse devient le contenant indispensable au développement de la matière vivante elle-même constituée, dans différentes proportions, d’un pourcentage d’eau.  Par analogie, le trou noir au centre d’une galaxie est à la fois le point de départ et le point d’arrivée de cette formation. Ce trou noir central, que l’on devrait plutôt appeler sphère noire, engendre une série d’expansions et de compressions de façon à former une masse magnétique critique qui contient des soleils ayant eux-mêmes en leur centre une sorte de sphère noire pulsante proportionnelle à leur grandeur. Si la molécule d’eau est la référence pour les associations moléculaires de notre planète, dans le simple fait de créer différents cycles de compression, d’expansion et d’autorégulation, le phénomène du trou noir fait sensiblement la même chose dans un ordre de grandeur qui dépasse notre entendement. Les deux phénomènes sont donc créateurs d’un environnement propice au rassemblement d’éléments ayant le même principe animateur au centre de leur composition.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour s’inspirer des trous noirs, qu’ils soient supermassifs, primordiaux ou stellaires, il faut regarder dans la loupe que fait la goutte d’eau pour voir comment notre réalité peut se comprimer dans une espace minuscule pour mieux participer à une nature grandiose, planétaire et même cosmique. Chaque être humain, par sa constitution aqueuse, devrait communiquer, sinon communier avec l’univers sidéral. Car, sans trop exagéré, si nous sommes faits d’hydrogène et que l’univers, comme les trous noirs, est à base d’hydrogène,  nous avons alors en nous la trace de ces milieux incubateurs que sont l’eau et les trous noirs et, peut-être, un rôle équivalent de réunir le microscopique avec le macroscopique dans une dimension à notre échelle. Reconnaître la multidimensionalité de notre monde, c’est y voir une source d’inspiration pour notre propre évolution, même s’il faut passer à travers l’obscurité pour mieux accélérer notre transformation et parvenir à des mondes encore inexplorés de notre propre dimension humaine.</p>
<h5 style="text-align: justify;">1-   Serge Brunier, «Trous noirs. Ils seraient les créateurs du monde», Science &amp; vie, avril 2010, n<sup><span style="font-size: small;"><span>o</span></span></sup>1111, p.71.</h5>
<h5 style="text-align: justify;">2- La contraction dans la molécule d’eau vient du fait que les angles de laison des deux atomes d’hydrogène avec la molécule d’oxygène se rapprochent pour comprimer la molécule. Cet angle est le signe d’une augmentation de chaleur et inévitablement d’un changement de phase. Plus la molécule se comprime, plus elle déstabilise sa formation.</h5>
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